Saint-Pierre du Vauvray, Normandie
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L’autoroute A133-A134

L’autoroute A133-A134

contournement-est de Rouen

L’autoroute A133-A134 dite « contournement Est de Rouen »

contournement-est de Rouen

L’autoroute A133-A134, dite contournement Est de Rouen, serait payée par le contribuable :

  • 22 millions € par le département 76 ;
  • 66 millions € par la métropole Rouen Normandie ;
  • 157 millions € par la Région Normandie ;
  • 245 millions € par l’État.

Et elle serait payée par l’usager puisque ce serait une autoroute à péage, entre Louviers/Val-de-Reuil et la métropole.

Une autre autoroute pour relier l’Agglo Seine-Eure au rond-point des vaches, et à péage en plus ? Est-ce bien raisonnable ?

Si l’Eure a refusé de payer (la région Normandie a compensé la défection du département), c’est parce que son président, à l’époque M. Sébastien Lecornu, déclarait en 2016 :

On peut tolérer quelques désagréments, on ne va pas, en plus, les payer.

Sébastien Lecornu, président du département de l’Eure (2016)

Et encore :

[La métropole] qui est très riche, se fera un plaisir de financer, allègrement à mon avis, ce projet, puisque c’est pour son territoire que c’est utile.

Sébastien Lecornu, président du département de l’Eure (2016)

En fait, ce sont tous les Normands qui paieraient. Ce qui n’empêcherait pas le département de l’Eure de débourser 15 millions d’euros pour les raccordements, les bretelles…

Non seulement le Département de l’Eure, mais tous les maires de l’Agglo Seine-Eure ont voté à l’unanimité contre cette autoroute !

Et non seulement une motion a été voté à l’unanimité par les conseillers de la CASE (Agglo Seine Eure), mais, à la majorité, les conseillers ont voté un avis négatif  au PLUI de la métropole, du simple fait qu’elle comprenait le contournement Est de Rouen !

Les élus de la CASE ne veulent pas de cette autoroute, suivant en cela la population de l’Agglo Seine-Eure qui refuse à une écrasante majorité cette autoroute et la destruction de leur territoire !

Quels seraient les « désagréments » pour le département et les Eurois ?

  • Pas de gains de temps pour les Eurois – même sans doute une perte de temps par rapport à l’A13 vers le rond point des vaches ou la sud III. Et même, pas de gains de temps pour l’ensemble des usagers de la métropole. Sauf pour de rares cas, dont Val-de-Reuil – Isneauville. Difficile de justifier 1,5 milliard € de gain de temps, seul avantage selon le Maître d’ouvrage (la DREAL) ;
  • cela coûterait plus cher en péage et en carburant ;
  • cela induirait la perte d’usage de routes utilisées actuellement, gratuitement – le tout pour payer, et payer plus cher qu’en empruntant l’A13… ce que les Eurois, et les Casois, ne veulent déjà pas faire.
  • nous ruinerions nos paysages et notre qualité de vie – en payant, en plus, pour se faire battre ?!
  • nous finançons localement, et financerions encore plus, du trafic routier international – qui nous fait concurrence et n’apporte pas un euro dans les caisses ;
  • les risques pour les ressources en eau potable…
les points noirs de la CASE

D’hypothétiques avantages, de vrais défauts

Si l’on regarde les comptages de la DDTM (Direction Départementale des Territoires) de 2017 pour constater que les flux, c’est d’abord des échanges avec l’agglomération, via l’A13.

Avec un gros point noir à Criquebeuf-sur-Seine, qui compte 21549 TMJA (Trafic Moyen Journalier Annuel) pour l’accès à l’échangeur gratuit de l’autoroute, la RD 6015 pour rejoindre la rive droite de Rouen (10379 TMJA dont 532 poids-lourds), ou en direction de Gaillon (échangeur sur l’A13 sans péage), la RD321 en direction de la RD 6014 (11241 TMJA, dont 763 PL) pour aller vers Paris sans péage et la RN154 en direction d’Évreux (27800 TMJA dont 3700 PL).

La plupart des automobilistes comme des chauffeurs de poids-lourds veulent éviter le péage !

C’est un constat quotidien pour tous les habitants de l’Agglomération.

Un énorme risque de voir passer la RN154 en autoroute à péage. Une catastrophe euroise !

schema de la DATAR : une vision du futur... dans les-années 60

Aujourd’hui, il existe 6 km d’A154, entre Val-de-Reuil et Acquigny. Puis c’est de la route nationale 2×2 voies, un vrai billard refait à neuf avec l’argent public. On y roule bien, à 110 km/h.

Et demain, celle-ci sera reliée à l’autoroute à péage qui va relier Nonancourt (proche d’Évreux) à Orléans.

De l’autre côté, si l’on construisait cette autoroute A133 entre l’A28 au nord de Rouen et Val-de-Reuil, la RN154 serait enchâssée entre deux autoroutes.

Or… C’est là que le bât blesse !

Ce n’est plus une polémique, c’est une loi, passée au travers de deux amendements de députés LREM, Joël Giraud et Anne-Laure Cattelot :

  • amendement N°CF75 : Compléter l’alinéa 77 par les mots : « , le cas échéant en faisant porter par une délégation de service public autoroutier existante la création ou l’aménagement d’infrastructures à gabarit routier ayant pour effet de faciliter, sécuriser ou fluidifier l’accès à une autoroute ou aux itinéraires qui la prolongent. »
  • Article additionnel : après l’article 40 TER, insérer l’article suivant ; I. : – L’article L. 122‑1 du code de la voirie routière est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Les autoroutes peuvent comporter des sections à gabarit routier, dans des conditions définies par décret en Conseil d’État et tenant compte notamment de contraintes topographiques. » II..– Après la première phrase de l’alinéa 4 de l’article L. 122‑4 du même code, il est inséré une phrase ainsi rédigée : « Ces ouvrages ou ces aménagements peuvent porter sur des sections à gabarit routier ayant pour effet de fluidifier l’accès au réseau autoroutier. »

Nous savions, au travers de réunions en Préfecture, que cela était la volonté de certains acteurs : privatiser la RN154 entre Rouen et Évreux au motif d’augmenter la vitesse de 110 km/h à 130 km/h.

Mais derrière cela, il y a d’autres motifs moins glamour, et beaucoup plus rentables pour les sociétés concessionnaires d’autoroutes :

La 1ère priorité des sociétés concessionnaires d’autoroutes concerne la mobilité périurbaine, c’est là que se fait le développement actuellement.

Sous couvert d’infrastructures encore à construire, de régulation des trafics, d’une prétendue nécessité de contournements d’agglomérations, ou encore de construire certains barreaux qui manqueraient, les concessionnaires visent simplement à reprendre les infrastructures existantescelles que les contribuables on payées ! – et à déréguler les lois qui encadrent leurs concessions.

C’est là que ça se passe !

Un dernier point sur la circulation des poids-lourds :

interdictions de transit PL selon l'Autorité environnementale

Lors de la concertation de 2014, à la demande de dévoués opposants, une interdiction de trafic de transit sur la RD321 (qui mène de la RD6014 à Pont-de-l’Arche, puis Criquebeuf, pour éviter l’autoroute aux poids-lourds).

Dans la réalité, les engagements de l’État l’ont simplement « dégagée » !

Le résultat à droite…

Les Eurois auront donc le péage, le financement de l’autoroute… et les camions !

C’est pourquoi nous disons NON à cette autoroute !

interdictions de transit PL, les engagements de l'État

Quant aux dégâts environnementaux, ils seraient énormes !

Consultez ce site internet qui liste les avantages/inconvénients de l’autoroute (et constate qu’il ne faut pas la faire), notamment pour les dégâts environnementaux (eau potable, paysages, biodiversité, pollution…).

viaduc de Pîtres - le Manoir - base de loisirs - Val-de-Reuil

Vous imaginez ce viaduc, une autoroute au-dessus de la base de loisirs, du lac de Poses ?

Dîtes NON à l’autoroute ! Comme l’a voté, à l’unanimité, l’Agglomération Seine-Eure.

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